Anaïd Sayrin

Poésie, nouvelles et petites histoires

Il y a ici
des monologues de femmes
appelés « Battements d’Elles »
des récits de voyages et de rencontres
et de la poésie de tous les jours.

À paraître : « Le dernier jour de l’été »

Un jour, au moment où je partais pour un grand voyage, mon père a commencé le sien. Les cellules dans sa tête ont zébré son cerveau et ouvert des interstices vers un espace dans lequel personne ne pouvait le suivre. J’ai pourtant voulu l’accompagner jusqu’à la dernière marche. Ce voyage-là a duré une semaine, et sur le chemin, la poésie nous a permis de traduire l’intraduisible.

Reykjavik

Les étoiles regardent/
deux silhouettes qui s’enlacent
sur les trottoirs de Reykjavik.
C’est le départ.
Une larme dégèle, coule
sur la tête de l’une d’elle.
C’est fini.
Pour toujours elle cherchera
à retrouver un bout de ciel.

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